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Paris triple la taxe sur les résidences secondaires

Publié le 01-02-2017 -
Rubrique : POLITIQUE - Crédit photo : (c)Fotolia


 


Le Conseil de Paris a voté mardi le triplement de la surtaxe sur les résidences secondaires dans la capitale, contre l'avis de la droite, qui a dénoncé un "matraquage fiscal". "Personne ne peut accepter que nous ayons autant de logements vides à Paris alors que nous avons tant besoin de logements pour les familles", a lancé Ian Brossat, l'adjoint PCF au logement de la maire PS Anne Hidalgo, en proposant cette mesure qui était attendue et sera appliquée dès cette année.

Une volonté d'inciter les locations à destination de résidence principale

Socialistes, écologistes et Parti de gauche ont également voté pour. En revanche, les Républicains ont dénoncé un "matraquage fiscal". Le Conseil de Paris a ainsi voté le passage de 20% à 60% d'une surtaxe dela taxe d'habitation pour résidences secondaires dans les zones tendues. Parisa choisi de voter la hausse maximum prévue par cette mesure rendue possiblelors du vote du budget 2017 à l'Assemblée nationale.

Cette augmentation, destinée également à lutter contre le nombregrandissant des meublés touristiques type Airbnb, qui raréfient l'offrelocative traditionnelle, pourrait rapporter 43 millions d'euros, selon uneestimation de la Ville. Paris comptait 107.000 résidences secondaires en 2014, contre 75.000 en1999 (chiffres Insee). En évoquant la "situation grave" du marché du logement à Paris où "l'offren'est pas suffisante", le groupe communiste a indiqué qu'il fallait allerencore plus loin avec "un taux encore plus élevé", au moins multiplié partrois, selon Nicolas Bonnet-Oulaldj, le président du groupe. Selon l'élu parisien PCF Jacques Baudrier, un futur nouveau triplement"ferait passer la taxe d'habitation moyenne concernée à 2.700 euros. Celacommence à être dissuasif, pourrait libérer des dizaines de milliers delogements et faire baisser les prix d'au moins 20%".

Une mesure fortement contestée

"Ce n'est pas un coup de massue, c'est du pointillisme fiscal plus retors",a lancé Jérôme Dubus (LR), selon lequel les meublés touristiques "complètentune offre hôtelière insuffisante". Pour l'UDI-MoDem, la mesure ne sera pas dissuasive, elle n'est "qu'uneopportunité de plus de remplir les caisses de la Ville de Paris", a indiquéEric Azière, président du groupe.

Dans un communiqué, la FNAIM, syndicat professionnel, a dénoncé la mesureen affirmant que "les locataires et acquéreurs parisiens se voyaient une foisde plus face à une mesure inadaptée qui n'offrait aucune solution concrète etpérenne pour les loger". "Cette mesure témoigne d'une profonde méconnaissance de la réalité dumarché et des propriétaires", selon Didier Camandona, président de la FNAIM duGrand Paris et la surtaxe "vient s'ajouter à une liste, déjà longue, demesures qui ne font que tendre un marché qui laisse déjà tant de Parisiens decôté".

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